Diaz de la Peña : A sunlit gale in wooded landscape

Figure 1
Narcisse-Virgile Diaz de la Peña, A sunlit gale in wooded landscape, 1807-1876, huile sur papier, 47.5cm x 58 cm, collection privée anonyme

Narcisse Diaz de la Peña est un peintre français du 19esiècle qui fut membre de l’École de Barbizon.[1]Ce mouvement artistique qui se situe en France dans les années 1825 à 1870[2]compte dans sa collection nombreuses œuvres et plus particulièrement celle que nous allons ici analyser,A sunlit gale in wooded landscape. Ayant lu le texte L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’artde Vincent Pomarède qui se trouve dans L’école de Barbizon. Peindre en plein air avant l’impressionnisme[3], catalogue d’exposition sur l’École de Barbizon dans le cadre d’une exposition au Musée des Beaux-Arts de Lyon, un simple regard sur la toile A sunlit gale in wooded landscape de la Peña suffit pour nous démontrer que cette toile représente tout à fait l’essence du mouvement artistique de l’École de Barbizon que Pomarède nous détaille dans son texte. Bien que Narcisse Diaz de la Peña soit moins populaire que les autres membres de ce mouvement artistique, ses œuvres sont sans l’ombre d’un doute autant impressionnants. 

Comme nous pouvons le voir ci-haut, cette toile de la Peña représente un paysage forestier mouvementé qui semble nous attirer vers elle avec tout sa beauté et sa splendeur. Ce que l’on remarque en premier lieu lorsqu’on regarde cette toile, est évidemment l’abondance de nature et de mouvements naturels. Cette nature dépeinte nous amène au texte de Pomarède de façon très ouverte. En effet, dans son texte, L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art, Pomarède présente la nature et le plein-air comme étant les sujets principaux qui influencent les œuvres de l’École de Barbizon. Comme nous pouvons observer ci-haut, rien ne semble ombrer la nature dans ce tableau.Les couleurs que l’on retrouve sur cette toile nous amènent dans un paysage automnal de par les couleurs vertes et brunes de la végétation. On retrouve en premier plan une végétation abondante qui encercle ce qui semble être un cours d’eau, un rocher et quatre arbres. Bien que le tout semble faire partie du premier plan de la toile, on remarque que l’arbre à l’extrême gauche à côté du rocher semble se trouver plus proche du spectateur que les trois autres. Bien que les plans ne soient pas tout à fait clairs, on peut déduire qu’en deuxième plan se trouve une clairière qui donne sur le reste de la forêt. Cette clairière qui se trouve au milieu de la toile semble nous tirer vers elle. Bien que Pomarèdene prétend pas que ce mouvement artistique est l’unique détenteur de la nature comme source d’inspiration artistique, il est d’avis que la nature, le plein-air et le paysage sont des éléments clés de ce mouvement.

Bien que la nature, sujet principale de cette toile, nous prouve qu’elle fait partie du mouvement artistique de l’École de Barbizon que présente Pomarède dans son texte, le point de vue qui est représenté dans cette toile nous éclaire un peu plus sur l’essence artistique de ce mouvement. En effet, l’aspect d’immersion totale que projette cette œuvre est dû au point de vue très spécifique qui guide les artistes de l’École de Barbizon. Pomarède définit ce point de vue comme en étant un qui est empreint du «sentiment de la nature»[4]. Cette idée représente un état d’esprit où l’artiste ne fait qu’un avec la nature pour peindre celle-ci et par le fait même, essaye que le spectateur aussi ne fasse qu’un avec celle-ci. Ce «sentiment de la nature» est possible grâce à un procédé artistique où le peintre se rend physiquement sur les lieux qu’il peint pour capturer l’environnement dans lequel il est avec le plus de clarté possible. Comme nous pouvons l’observer ci-haut, le spectateur semble être en immersion avec le paysage reproduit. Comme si ces arbres, ces feuilles et ce courant d’eau étaient effectivement devant lui. Cette idée d’immersion totale dans la nature est dû en premier lieu à la clairière que l’on retrouve en plein milieu de la toile. Celle-ci semble ouvrir un chemin vers lequel le spectateur peut se diriger. Le contraste clair-obscur entre la clairière qui est en deuxième plan et les arbres que l’on retrouve en premier plan vient ajouter un mouvement qui nous tire vers le deuxième plan. Le cours d’eau que l’on retrouve au milieu en premier plan joue aussi un rôle très important dans cette toile. En effet, celui-ci vient refléter la luminosité de la clairière en deuxième plan. Cette image refléter par le cours d’eau vient ajouter une touche de réalité et de «sentiment de la nature» qui nous amène à croire que ce paysage est devant nous et nous entoure. 

Détaillant les spécificités esthétiques des œuvres de l’École de Barbizon, Pomarède, n’oublie pas d’adresser le dénominateur commun le plus important de toutes les œuvres de ce mouvement. Ce dénominateur commun est l’emplacement géographique qui a inspiré ces œuvres, les forêts de Fontainbleau aux alentours de Barbizon en France. Sans toutefois être sûr à 100%, on peut assumer que le paysage que l’on retrouve sur la toile de la Peña est effectivement une représentation d’une partie de la forêt qui entoure Barbizon. Plusieurs de ses toiles comme nous pouvons l’observer ci-bas en Figure 2 et Figure 3, portent le nom de l’endroit qui y est dépeint. En effet, comme l’avance le Musée des peintres de Barbizon, plusieurs des œuvres de la Peña représentent des paysages de Fontainbleau[5].

Figure 2
Narcisse-Virgile Diaz de la Peña, Sous bois au bas Bréau-Barbizon, 1807-1876, huile sur papier, 18.5cm x 24 cm, collection privée anonyme
Figure 3
Narcisse-Virgile Diaz de la Peña, A threatening sky – Forest of Fontainbleau, 1807-1876, huile sur papier, 41,9cm x 54,6 cm, collection privée anonyme

Dans son texte, Pomarède défend aussi de façon précaire que le mouvement artistique de l’École de Barbizon pourrait être un «préquelle»[6]du mouvement impressionniste qui le succède. La nature et le plein-air qui inspirent à la fois les peintres de l’École de Barbizon et les peintres impressionnistes semblent être au cœur de cet affirmation. En effet, plusieurs autres historiens de l’art comme Alexandre Kostka défendent que les œuvres paysagistes des artistes de l’École de Barbizon influencèrent le mouvement impressionniste qui suivit. [7]

En guise de conclusion, il est important de rappeler que la toile A sunlit gale in wooded landscape, outre le fait d’être une magnifique œuvre d’art, vient s’inscrire et représente tout à fait l’essence artistique de l’École de Barbizon que présente Pomarède dans son texte L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art. En effet, la nature et paysage, le «sentiment de la nature» et la représentation des forêts de Barbizon que l’on trouve dans cette œuvre entrent tout à fait dans l’essence de ce mouvement. Tout comme le mouvement auquel ils appartient, les toiles de la Peña méritent plus de popularité qu’ils détiennent.

Bibliographie

Caso, J. «École de Barbizon». Universalis.Repéré à https://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-barbizon/

Mouilleseaux, J-P. «Diaz de la Peña 1807-1876». Universalis. Repéré à https://www.universalis.fr/encyclopedie/narcisse-virgile-diaz-de-la-pena/

Musée des peintres de Barbizon. «Narcisse Diaz de la Peña, Paysage». Repéré à http://www.musee-peintres-barbizon.fr/narcisse-diaz-de-la-pe-a-paysage

POMAREDE, Vincent, « L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art », L’École de Barbizon. Peindre en plein air avant l’impressionnisme, 2002, Lyon, Musée des beaux-arts / RMN, p.12-27.

Kostka, A. (Hrsg.): Paris – Weimar. Weimar – Paris: Kunst- und Kulturtransfer um 1900. Transfers artistiques et culturels autour de 1900. Tübingen 2004, S. 67-77 (Cahiers lendemains ; 2) http://archiv.ub.uni-heidelberg.de/artdok/4638/1/Ziegler_L_Ecole_de_Barbizon_2004.pdf


[1]Interprétation libre de : Mouilleseaux, J-P. «Diaz de la Peña 1807-1876». Universalis. Repéré à https://www.universalis.fr/encyclopedie/narcisse-virgile-diaz-de-la-pena/

[2]Interprétation libre de : Caso, J. «École de Barbizon». Universalis.Repéré à https://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-barbizon/

[3]POMAREDE, Vincent, « L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art », L’École de Barbizon. Peindre en plein air avant l’impressionnisme, 2002, Lyon, Musée des beaux-arts / RMN, p.12-27.

[4]POMAREDE, Vincent, « L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art », L’École de Barbizon. Peindre en plein air avant l’impressionnisme, 2002, Lyon, Musée des beaux-arts / RMN, p.21

[5]Interprétation libre de : Musée des peintres de Barbizon. «Narcisse Diaz de la Peña, Paysage».  Repéré à http://www.musee-peintres-barbizon.fr/narcisse-diaz-de-la-pe-a-paysage

[6]POMAREDE, Vincent, « L’étude de L’école de Barbizon: une nécessaire remise en question de l’histoire de l’art », L’École de Barbizon. Peindre en plein air avant l’impressionnisme, 2002, Lyon, Musée des beaux-arts / RMN, p.13

[7]Kostka, A. (Hrsg.): Paris – Weimar. Weimar – Paris: Kunst- und Kulturtransfer um 1900. Transfers artistiques et culturels autour de 1900. Tübingen 2004, S. 67-77 (Cahiers lendemains ; 2) http://archiv.ub.uni-heidelberg.de/artdok/4638/1/Ziegler_L_Ecole_de_Barbizon_2004.pdf

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